Y a-t-il des actes pris en charge par la sécurité sociale ?

Oui et dans certaines conditions. La chirurgie esthétique est à la charge complète du patient et aucun remboursement n'est effectué par l'assurance maladie ou les mutuelles. Dans un nombre restreint de cas, ces cas font plutôt partis de la chirurgie réparatrice et à la limite de la chirurgie esthétique, l'assurance maladie peut prendre en charge une partie des frais, ce sont 
l'hypertrophie mammaire importante ( ablation d’au moins 300 grammes par sein), l'absence complète de développement des seins chez la femme, le développement trop important des seins chez l'homme, la chirurgie du ventre ( ventre en besace), les oreilles décollées, le nez lorsque est apparu un traumatisme responsable d'un trouble de la respiration.
Si la prise en charge est acceptée vos frais ne concerneront que les dépassements d'honoraires dont le remboursement est proportionnel à votre contrat de mutuelle.

Les prix

Chaque chirurgien est libre d'appliquer le tarif qu'il juge convenable. Il existe une fourchette de prix pour laquelle une majorité de chirurgiens s'accordent. Les fourchettes de prix données dans les magazines féminins sont en général fidèles. Il faut se méfier des prix trop bas . Certains chirurgiens estiment que leur réputation est en dessus de la moyenne et demandent des prix plus élevés.

L'anesthésie

Plusieurs types d'anesthésies sont pratiqués en chirurgie esthétique : 
 L'anesthésie locale est possible lorsque l'intervention ne concerne qu'une petite zone anatomique. Elle ne nécessite pas d'hospitalisation. L'exemple type est le traitement des paupières supérieures
 L'infiltration est une forme d'anesthésie locale plus élaborée indiquée pour des surfaces plus grandes. Elle consiste à mélanger un anesthésique local avec du sérum physiologique que l'on injecte lentement sous la peau de la zone à traiter. Il n'y a pas d'hospitalisation. L'exemple type en est le traitement d'une petite culotte de cheval ; le minilifting, la lipoaspiration cervicale...
 La diazanalgésie ou anesthésie locale potentialisée est une forme d'anesthésie générale très légère pour laquelle il n'y a pas de dépression respiratoire et donc pas d'intubation. La profondeur de cette anesthésie peut être modulée selon les besoins techniques. Elle est très fréquemment utilisée et nécessite une demi-journée d'hospitalisation. L'exemple type est le traitement des quatre paupières, certaines lipoaspirations, voire certains liftings légers etc. 
 L'anesthésie générale est la plus utilisée, et offre le plus grand confort opératoire au chirurgien et au patient. Son utilité n'est pas discutable dans de nombreux cas. Parfois on peut hésiter entre deux types d'anesthésie mais il est toujours préférable d'utiliser une anesthésie avec laquelle le chirurgien travaillera correctement et le patient n'aura pas mal plutôt que le contraire qui s'avère plus dangereux.
L'anesthésie rachidienne endort les nerfs rachidiens des membres comme l'anesthésie péridurale. Elle est plutôt utilisée pour endormir les zones au-dessous du bassin comme la lipoaspiration des cuisses.

Faut-il maigrir avant une intervention chirurgicale ?

La réponse est oui dans de nombreux cas. Cependant certaines patientes présentent des bourrelets graisseux génétiquement déterminés pour lesquels l'amaigrissement n'a aucun effet. Seule la lipoaspiration peut traiter de tels cas.
Quelques patientes présentent un excès pondéral léger ou ont beaucoup maigri et n'arrivent plus à perdre leur ventre par exemple malgré de nombreux efforts. On peut sous certaines conditions les opérer de manière à récompenser leurs efforts, à les motiver pour maintenir leur poids et rendre leur corps conforme à leurs espérances. Le déclic psychologique de l’amaigrissement intervient souvent après.

L'homme

La chirurgie esthétique concerne de plus en plus l'homme actif soucieux de préserver son image et d'être en phase avec son environnement. Quinze à vingt pour cent des interventions sont pratiquées chez des hommes : lipoaspirationoreilles décollées, chirurgie du rajeunissement, chirurgie intime….

L'état de santé

Comme nous l'avons expliqué, la chirurgie esthétique s'adresse aux sujets en bonne santé physique et mentale. Cependant certaines pathologies ne contre-indiquent pas une intervention si on la prend en compte correctement. L'hypertension artérielle bien traitée, le diabète non insulino dépendant bien équilibré, l'hyperthyroïdie... n'empèchent pas une intervention qui peut être bénéfique. C'est le rôle de l'anesthésiste (mais du chirurgien aussi) d'apprécier la possibilité ou non de pratiquer une intervention selon l'état du patient.
Il convient toujours de régler d'abord le problème médical avant toute décision.

Les risques et complications

Toute intervention chirurgicale comporte des risques qui sont toujours mesurés. Certains risques sont dépendants du chirurgien et sont évités grâce à son expérience, son savoir-faire et à son sérieux. 

D'autres risques sont indépendants du chirurgien et sont spécifiques à certaines interventions. L'apparition d'une coque après la pose de prothèses quoique très rare aujourd’hui peut être difficilement évitable dans certains cas. L'utilisation de prothèses de bonne qualité, une technique atraumatique contribuent à réduire fortement ce risque. 

Tout est mis en œuvre pour réduire au maximum les risques de maladies nosocomiales. La cicatrisation fait partie des risques liés aux patients. Le chirurgien s’applique à faire de très belles cicatrices mais dans certains cas le patient peut développer une cicatrice anormale. Cet incident dépend du génie génétique propre à chacun de nous. Le chirurgien doit obligatoirement prévenir et bien expliquer des risques inhérents à toute intervention.

Les retouches

Point capital dont il faut toujours parler avant une intervention de chirurgie esthétique.
Une retouche est un geste complémentaire pour parfaire le résultat d'une intervention alors que celle ci est dans l'ensemble bien réussie.

Deux cas peuvent globalement se présenter :
 Certaines décisions pendant l'opération peuvent être délicates. Elever la bosse d'un nez est simple mais le chirurgien peut hésiter à en enlever plus selon l'adage le mieux est l'ennemi du bien. Comme il existe une infime incertitude sur cette amélioration à apporter, le chirurgien peut rester très prudent, décider de ne pas en faire plus et d'attendre l'évolution post opératoire pour apprécier le résultat. Il vaut mieux dans ce contexte réaliser un petit râpage supplémentaire sous anesthésie locale quelques temps après que de se retrouver avec une arête du nez trop creusée et très difficile à corriger. 
 Le résultat d'une intervention est bon mais la cicatrice est moyenne en raison du terrain cicatriciel des sujets. La reprise de la cicatrice est souhaitable pour donner un résultat maximum.

Que faire en cas d'insatisfaction ?

SEULE UNE BONNE COMMUNICATION ET UN BON DIALOGUE PEUVENT DENOUER NOMBRE DE PROBLEMES. 
Il est toujours important de comprendre les raisons d'un échec, d'en discuter posément avec son chirurgien avant de prendre des décisions hâtives qui ne favoriseront personne. 
Il est toujours possible de demander un autre avis chirurgical. Le chirurgien choisi se contentera de vous expliquer les choses sans aucune passion. 
Demandez conseil à votre médecin traitant ou mettez votre médecin traitant en rapport avec votre chirurgien. Ce choix est souvent très intéressant.